Troubles alimentaires à Nice : hyperphagie, boulimie, pulsions alimentaires
Ce n'est pas un problème de volonté
Hyperphagie, pulsions alimentaires, boulimie, rapport douloureux à la nourriture ou au corps : ces troubles sont souvent vécus dans la honte et le secret. On s'en veut. On recommence. On fait tout pour que personne ne le sache. On pense que si on était plus forte, plus disciplinée, on y arriverait.
Mais un trouble alimentaire n'est pas une question de volonté. C'est une conduite qui s'est installée progressivement, s'est automatisée, est devenue une façon de fonctionner - parfois depuis si longtemps qu'elle fait partie de l'identité. Je suis quelqu'un qui mange comme ça. Sans pour autant que ce soit une fatalité.
Cette conduite a un coût. En énergie — celle qu'il faut pour contrôler, compter, résister, compenser. En temps — les pensées qui tournent autour de la nourriture, du corps, des règles à respecter. Parfois au sens littéral. Et en lien avec les autres : les repas évités, les mensonges pour faire croire que tout va bien, l'isolement qui s'installe progressivement.
Ce que le trouble dit vraiment
Derrière chaque trouble alimentaire, il y a une tentative de faire face à quelque chose que les mots seuls n'arrivent pas à dire.
L'hyperphagie et les pulsions alimentaires disent souvent un vide à combler, une émotion à anesthésier, un besoin de réconfort immédiat quand rien d'autre ne semble disponible. La nourriture devient ce qui calme, ce qui remplit, ce qui fait tenir.
La boulimie dit souvent la même chose, avec en plus une tentative de reprendre le contrôle après le débordement. Un cycle épuisant, que les personnes qui le vivent connaissent trop bien.
L'anorexie et l'orthorexie parlent d'une autre façon de contrôler — sa vie, son corps, les règles qu'on s'impose. Parfois, une tentative de s'aimer davantage en étant "parfaite". Parfois, une façon de s'effacer.
Dans tous les cas : une relation à la nourriture qui a perdu le plaisir. Un corps qu'on n'écoute plus vraiment. Une tête qui décide à la place.
Anxiété, angoisse, dépression : souvent présentes
Les troubles alimentaires s'accompagnent fréquemment d'autres formes de souffrance : stress chronique, angoisses, crises d'angoisse, ou une dépression qui s'installe à bas bruit. Ce ne sont pas des coïncidences. Ces états et les conduites alimentaires se nourrissent mutuellement : l'un aggrave l'autre, dans un cercle difficile à rompre seule.
Comprendre ces liens fait partie du travail thérapeutique.
La dissociation tête-corps
L'une des caractéristiques les plus fréquentes dans les troubles alimentaires est ce que l'on appelle la dissociation entre la tête et le corps. On mange sans avoir faim. On s'arrête sans être rassasiée. On ne sait plus très bien ce que le corps ressent vraiment, ni ce dont il a besoin.
Ce n'est pas un hasard. Souvent, cette déconnexion s'est installée progressivement, parfois depuis longtemps. C’est une protection, une façon de ne plus ressentir ce qui fait trop mal.
Ce qui peut aider
Un trouble alimentaire ne se résout pas par la seule information nutritionnelle, ni par la volonté. Il demande un espace pour aller en profondeur comprendre le sens de ce qui se passe, ce que la conduite alimentaire essaie de dire, de réparer, de combler.
Le travail thérapeutique que je propose part de là : comprendre ce qui se joue, retrouver progressivement le lien entre la tête et le corps, avec ses vraies sensations, avec ses émotions, et trouver au fur et à mesure d'autres façons de répondre aux besoins qui s'expriment par l'alimentation.
Ce travail se fait à votre rythme, avec la sécurité nécessaire à chaque étape.